CERCLE NATIONAL DES COMBATTANTS
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2020/11/06 Le déboulonnage des statues

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Message par SAINT-MICHEL le Ven 6 Nov - 19:22

Le déboulonnage des statues,
ou comment effacer la mémoire en manipulant l’Histoire

par Éric VIEUX de MORZADEC
(Lectures Françaises, n°759-760, juillet-août 2020)

Éric Vieux de Morzadec est officier de carrière à la retraite. Il est membre de l’Association des Fils des Combattants de la Confédération ; deux de ses ancêtres ont combattu pendant la guerre de Sécession (l’un en est mort). Il vient de publier « Héros oubliés. Les généraux français de l’armée confédérée » (Atelier Fol'Fer, juin 2020), dans la continuité de son précédent ouvrage dans lequel il rendait hommage aux combattants français de l’armée sudiste : Le 1er Bataillon de Zouaves de Louisiane.
Un régiment français dans l’armée confédérée durant la guerre de Sécession (Atelier Fol'Fer, 2019) qu’il était venu présenter dans une conférence lors de nos dernières Journées chouannes (le CD au format MP3 des interventions de ces journées est disponible à notre librairie au prix de 15,50 €).

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-oOo-

Le 27 juillet 1869, un vétéran texan unijambiste noir se présente à la porte de la maison dans laquelle séjourne le vieux général Robert E. Lee, de passage à Washington. Un officier, le colonel Custis Lee, fils du général, ouvre la porte et s’étonne devant la tenue du pauvre homme qui demande à voir le général. L’officier tente de décourager l’intrus, lui disant que le général ne reçoit personne. Mais la tenue de vétéran de l’homme, qui, selon ses dires, a combattu quatre ans dans les rangs de l’armée confédérée l’intrigue, comme le subjuguent l’insistance et le regard perçant de ce visiteur impromptu. Ce dernier est donc introduit dans le hall d’entrée.


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Au même moment, le général descend les escaliers et interroge son fils, qui explique la situation. Le général fait alors venir le vieux soldat et les deux hommes s’assoient face à face dans un petit salon confortable. Le regard du général croise celui du simple soldat vétéran. Les deux hommes restent ainsi silencieux durant une dizaine de minutes, s’observant l’un l’autre, sans un mot. Lorsqu’une larme perle à l’œil du vétéran, le général se lève, s’avance et enlace son visiteur, qui repart alors sans un mot. Aucun n’avait parlé mais tout était dit. (Histoire rapportée par le colonel Yancey Swearingen, membre des Alamo City Guards - Sons of Confederate Veterans).

Au moment où, en France, certains révisionnistes veulent truquer notre histoire nationale à des fins purement racialistes et séparatistes en se référant à ce qui se passe aux États-Unis, il apparaît important de remettre en perspective ce trucage en cours outre-Atlantique.

Le 2 mars 1861, deux jours avant l’investiture de Lincoln en tant que 16e président, le Congrès, composé uniquement des États du Nord, a adopté avec une majorité écrasante, l’amendement Corwin qui accordait une protection constitutionnelle à l’esclavage. Lincoln a approuvé l’amendement dans son discours inaugural en disant : « Je n’ai aucune objection à ce qu’il soit immédiatement applicable et irrévocable. ».

Il était ainsi clair que le Nord n’était pas prêt à partir en guerre pour mettre fin à l’esclavage au moment où, à la veille de la guerre, le Congrès américain et le futur président étaient sur le point de rendre inconstitutionnelle l’abolition de l’esclavage.

Nous avons ici la preuve totale et absolue que le Nord voulait davantage le maintien du Sud dans l’Union que l’abolition de l’esclavage.
D’un autre côté, si la vraie préoccupation du Sud avait été de maintenir l’esclavage, le Sud n’aurait pas refusé la protection constitutionnelle de l’esclavage qui venait de leur être offerte sur un plat d’argent par le Congrès et le Président.

De toute évidence, pour le Sud, le problème n’était pas l’esclavage. Le véritable problème entre le Nord et le Sud ne pouvait pas être réglé sur la base d’arrangements sur l’esclavage. La vraie question était économique. Le Nord a proposé de préserver l’esclavage de manière irrévocable, mais n’a pas envisagé d’abandonner les tarifs élevés et la politique économique que le Sud considérait comme hostile à ses intérêts.

Évoquer l’esclavage comme cause de la guerre a été la manière dont les historiens officiels du Nord ont utilisé la morale pour couvrir une agression claire de Lincoln et les crimes de guerre de ses généraux. Diaboliser l’ennemi sous l’angle moral travaille pour le vainqueur. Et c’est toujours le cas. Nous voyons depuis un certain temps dans la destruction des statues une détermination à renvoyer les symboles restants de la Confédération aux oubliettes.

Aujourd’hui, des « bien-pensants » exigent l’élimination des monuments consacrés à Robert E. Lee, un présumé raciste, contre lequel ils expriment une violente haine. Il y a là un immense paradoxe. Robert E. Lee a été la première personne à laquelle a été proposé le commandement des armées de l’Union par le gouvernement fédéral. Comment un « raciste du Sud » aurait-il dirigé l’armée de l’Union si celle-ci partait en guerre pour libérer les esclaves noirs ?

La Virginie n’a fait sécession que le 17 avril 1861, deux jours après que Lincoln eut mobilisé des troupes pour envahir le Sud. Il doit certainement y avoir un lien quelque part dans des éléments auxquels les historiens officiels peuvent se raccrocher pour tenter d’expliquer que la guerre portait sur l’esclavage, mais comment ? En effet, seule une petite minorité de Sudistes possédait des esclaves, et des Noirs, notamment originaires d’Haïti, possédaient des esclaves.

Les esclaves vendus en Afrique par des Noirs ou bien des Arabes ont été amenés dans le Nouveau Monde par les Européens comme force de travail longtemps avant l’existence des États-Unis et des États du Sud, pour que les terres abondantes puissent être exploitées, car l’esclavage dans le Sud était une institution héréditaire antérieure aux états du Sud.

Soyons clairs. L’esclavage est indéfendable, et des généraux sudistes comme notamment Robert E. Lee et Pierre Gustave Toutant de Beauregard (les deux plus élevés en grade) étaient anti-esclavagistes.


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Les journaux et les lettres des soldats qui se battent pour la Confédération et ceux qui se battent pour l’Union ne fournissent aucune preuve que les soldats se battaient pour ou contre l’esclavage. L’historien de Princeton, lauréat du prix Pulitzer, lauréat du prix Lincoln, président de l’American Historical Association et membre du comité de rédaction de Encyclopedia Britannica, James M. McPherson, dans son livre basé sur la correspondance de mille soldats des deux côtés – What They Fought For, 1861-1865 – rapporte qu’ils se sont battus à cause de deux interprétations différentes de la Constitution.

En ce qui concerne la Proclamation de l’émancipation, du côté de l’Union, les officiers de l’armée craignaient des désertions au sein des troupes de l’Union si la Proclamation de l’émancipation leur donnait l’impression qu’ils étaient tués et mutilés pour la cause des Noirs. C’est pourquoi Lincoln avait souligné que la proclamation était une « mesure de guerre » pour provoquer une rébellion d’esclaves à l’intérieur qui allait faire sortir les troupes du Sud de la ligne de front.


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Si nous y regardons de plus près, nous pouvons trouver une argumentation qui peut sembler fallacieuse dans la Déclaration de la Caroline du Sud des Causes de la Sécession (20 décembre 1860) si nous ne tenons pas compte du raisonnement du document.
L’élection de Lincoln a empêché la Caroline du Sud de se séparer. Au cours de sa campagne présidentielle, Lincoln a utilisé la rhétorique visant le vote abolitionniste (les abolitionnistes ont voulu que l’esclavage soit aboli pour des raisons morales, bien qu’il soit parfois difficile de voir de la morale dans l’expression de leur haine).

La Caroline du Sud a vu dans l’argumentaire de campagne électorale de Lincoln l’intention de violer la Constitution des États-Unis, qui était une entente volontaire reconnaissant chaque État comme un État libre et indépendant. Après avoir fourni une histoire qui soutenait la position de la Caroline du Sud, le document indiquait que pour supprimer tous les doutes sur la souveraineté des États,


« un amendement avait été ajouté selon lequel les pouvoirs non délégués aux États-Unis par la Constitution, ou non interdits aux États par la constitution, sont réservés aux États, respectivement, ou aux personnes. »


La Caroline du Sud a vu l’esclavage comme un prétexte utilisé par le Nord pour violer la souveraineté des États et pour centraliser davantage le pouvoir à Washington. Le document de sécession faisait valoir que le Nord, qui contrôlait le gouvernement américain, avait rompu le pacte sur lequel reposait l’Union et, par conséquent, avait rendu l’Union nulle et non avenue.
Par exemple, la Caroline du Sud a cité l’article 4 de la Constitution des États-Unis, qui se lit comme suit :


« Nulle personne tenue de fournir un service ou un travail dans un État en vertu de ses lois qui s’enfuirait dans un autre État, ne peut, quels que soient les lois ou règlements en vigueur dans ce dernier État, être libéré de ce service ou travail, et doit être livrée, sur la demande de la partie à laquelle un tel service ou travail pourrait être dû. »


Les États du Nord avaient adopté des lois qui annulaient les lois fédérales qui soutenaient cet article du pacte. Ainsi, les États du Nord ont délibérément rompu le pacte sur lequel l’union s’était formée.

L’implication évidente était que tous les aspects des droits des États protégés par le 10e amendement pourraient désormais être violés. Et à mesure que le temps passait, la lecture de la situation en Caroline du Sud s’est vérifiée.

Le document de sécession se lit comme une défense des pouvoirs des États et non comme une défense de l’esclavage.

Un historien de la bien-pensance, déterminé à détourner l’attention de la destruction par le Nord de la Constitution américaine et des crimes de guerre qui>ont  accompagné la destruction de la Constitution, aurait là un parfait exemple de la manière dont le Nord a utilisé l’esclavage en Caroline du Sud pour subvertir la Constitution. Le raisonnement de cet historien est que, étant donné que la Caroline du Sud considérait que l’esclavage est une affaire à régler ultérieurement, alors l’esclavage doit avoir été la cause de la guerre.

Comme la Caroline du Sud a été la première à faire sécession, son document de sécession a probablement servi de modèle pour d’autres États. Si c’est le cas, c’est le boulevard par lequel les historiens de la doxa officielle, c’est-à-dire ceux qui remplacent l’histoire réelle par une histoire manipulée, transforment la guerre d’indépendance du Sud en guerre contre l’esclavage.

Une fois que les gens ont subi un lavage de cerveau, surtout si c’est pour servir la propagande du pouvoir, ils sont plus ou moins perdus pour toujours. Il est extrêmement difficile de les amener à la vérité. Il suffit de regarder la douleur et la souffrance infligées à l’historien David Irving pour avoir révélé la vérité documentée sur les crimes de guerre commis par les Alliés contre les Allemands. Il ne fait aucun doute que ce qu’il dit est vrai, mais la vérité est inacceptable.

Il en est de même de la Guerre d’Agression du Nord. La mascarade remplaçant l’histoire a été institutionnalisée depuis 150 ans. Un mensonge institutionnalisé est très résistant à la vérité.
L’éducation s’est tellement détériorée en Occident que beaucoup de gens ne peuvent plus faire la différence entre une explication et une excuse ou une justification.

Aux États-Unis, la dénonciation d’un objet de haine orchestrée est une voie plus sûre pour un écrivain que l’explication. La vérité en est alors la victime expiatoire.
Cette vérité est désormais si rare dans le monde occidental, que l’on peut dire que nous assistons à la chute de l’Occident. Aux États-Unis, par exemple, la totalité de la population ignore complètement sa propre histoire.
Comme l’a dit George Orwell, la meilleure façon de détruire un peuple est de détruire son histoire.
À titre d’exemple, voici le récit de l’un des nombreux crimes de guerre perpétrés par les troupes de l’Union à l’encontre des Noirs. Ceux-là mêmes qu’ils étaient censés libérer de leurs chaînes.

Au mois de décembre 1864, le brigadier général Jefferson C. Davis, homonyme du Président de la Confédération Jefferson Davis, a peu de raisons de se plaindre des hommes noirs physiquement aptes qui n’économisent ni leur force ni leur sueur pour soutenir son 14e Corps de l’Armée de l’Union, alors en mouvement avec l’armée de 62 000 hommes du général William T. Sherman. Les « pionniers » noirs rendent les routes sablonneuses praticables pour les lourds chariots et suppriment les obstacles que les troupes confédérées avaient placés sur son passage. Davis est cependant exaspéré par les quelques milliers d’autres réfugiés noirs qui suivent sa troupe en direction de la côte géorgienne. Il a été incapable de s’en débarrasser depuis que l’armée de l’Union a pris d’assaut Atlanta et d’autres lieux en Géorgie à la fin de 1864, libérant les esclaves de leurs propriétaires.


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L’armée nourrit les pionniers en échange de leur travail. Elle s’occupe également des réfugiés qui travaillent comme membres d’équipes, cuisiniers et domestiques. Cependant, elle n’assume pas la responsabilité des autres. Ainsi, chaque jour, des centaines de femmes noires, d’enfants et d’hommes plus âgés se promènent dans les camps, quémandant de la nourriture. Cela ne pose pas de problème lorsque le fourrage est abondant, mais l’hiver est arrivé et le sol sablonneux plus proche de l’océan n’est pas vraiment fertile. En outre, les réfugiés ont mis à l’épreuve l’humeur instable de Davis en ralentissant sa marche.

Davis est impatient d’atteindre Savannah, destination de la « Marche à la mer » destructrice de 250 kilomètres de Sherman, d’Atlanta à la côte géorgienne. Mais à chaque pas des 25 milles restants de la marche de Davis, le XIVe Corps doit faire face au corps de cavalerie confédérée du général-major Joseph Wheeler, un obstacle et une contrariété constants. Un mouvement plus rapide permettrait d’échapper à la cavalerie rebelle. Le 3 décembre, alors que les hommes de Davis s’approchent de la rivière Ebenezer, gonflée et glacée, mesurant 165 mètres de large et 10 mètres de profondeur, le général envisage le franchissement avec la construction de pontons massifs. Il voit également là une opportunité de se débarrasser des réfugiés d’une manière qui lui semble suffisamment subtile pour échapper à la critique qui pourrait suivre.

Alors que le XIVe Corps s’apprête à traverser Ebenezer Creek, Davis ordonne de retenir les réfugiés, soi-disant « pour leur propre sécurité » en raison de la présence des cavaliers de Wheeler.


« Sous le prétexte qu’il était probable que l’on se battrait devant, on a dit aux nègres de ne pas monter sur le ponton avant que toutes les troupes et tous les chariots ne soient passés »,


a expliqué le colonel Charles D. Kerr, de la 126e cavalerie de l’Illinois, qui se trouvait à l’arrière du XIVe Corps.

Cependant, dès que toutes ses troupes ont traversé reste en place, il semble à peu près certain que Davis a immédiatement démantelé le ponton, laissant les réfugiés bloqués sur la rive opposée du ruisseau. Kerr a écrit que dès que les fédéraux étaient arrivés à destination, « les ingénieurs ont reçu l’ordre de démonter et d’incendier les pontons et de ne laisser passer aucun nègre » (rappelons qu’aux États-Unis le terme « negro » était alors d’usage courant, tant au Nord qu’au Sud).
« L’ordre a été obéi à la lettre », a-t-il poursuivi. « Je me suis assis sur mon cheval et ai assisté à une scène telle que je prie le Ciel de ne plus jamais revoir pareille horreur. »

Le nombre de femmes, d’enfants et d’hommes plus âgés bloqués ne peut être déterminé avec précision, mais 5 000 est une estimation prudente. « Le grand nombre de réfugiés qui nous ont suivis… pourrait être compté par dizaines de milliers », a deviné le capitaine Hopkins du New Jersey. Le major général Oliver O. Howard, commandant de l’aile droite de l’armée de Sherman (qui comprenait le corps de Davis), s’est rappelé avoir vu

« une foule d’esclaves en fuite de tous types, du bébé dans les bras au vieil homme marchant péniblement le long de la ligne de front, des nègres de toutes tailles, vêtus de costumes rapiécés, avec des charrettes, des chevaux harassés et des mulets. »


Parce que les réfugiés valides étaient au travail dans le corps des pionniers, la plupart de ceux qui étaient bloqués étaient des femmes, des enfants et des hommes âgés.

Ce qui s’est passé ensuite donne fortement à penser que Davis n’avait pas l’intérêt supérieur des réfugiés en tête lorsqu’il a interdit leur traversée de la rivière, sans parler du fait qu’il a apparemment ordonné le démantèlement rapide du pont, notamment par le feu. Le soutien sans faille de Davis à l’esclavage n’aide en rien son cas, bien que Sherman ait insisté sur le fait que son brigadier ne portait aucune « hostilité envers le nègre ».

Kerr a vu la cavalerie de Wheeler « presser de près » les réfugiés par l’arrière.
Désarmés et impuissants, les anciens esclaves « ont levé la main et ont imploré devant le commandant du corps d’armée la protection promise », a écrit Kerr.

« Mais la prière a été vaine et, avec des cris d’angoisse et de désespoir, des hommes, des femmes et des enfants se sont rués par centaines dans le flux trouble et beaucoup se sont noyés ou ont été brûlés vifs sous nos yeux. »

Ceux qui parvenaient à atteindre la rive étaient abattus. Les réfugiés restés sur la rive opposée furent en fait sauvés par l’armée confédérée.

Davis n’a jamais été puni ni même réprimandé. En fait, il reçut même plus tard le brevet de général de division.
Qui à l’heure actuelle sait encore cela ? Qui parle des camps de la mort, des déportations, des viols, des massacres perpétrés par les « gentils » nordistes ? En France, à part Alain Sanders et moi-même : personne.

Toute guerre civile voit se produire des actions atroces. S’il est vrai que des soldats confédérés perpétrèrent des crimes, ceux-ci restèrent dus à des actions individuelles, alors que les crimes yankees furent ordonnés, organisés aux plus hauts niveaux civils et militaires, et firent partie intégrante de la politique officielle du Nord, ce qui ne va pas sans rappeler les Guerres de Vendée.

Lorsque l’on déboulonne la statue du général Robert Lee, qui était chrétien et anti-esclavagiste, ou bien encore la statue du général Pierre-Gustave Toutant de Beauregard, officier catholique d’origine française, qui a consacré toute sa vie après la guerre à se battre pour la reconnaissance des droits civiques, qui a déclaré:

« Je suis catholique, comment voulez-vous que je sois esclavagiste ? » et aussi, parlant des Yankees (Nordistes) : « Ils sont les Jacobins, nous sommes les Vendéens », alors on fait montre d’une ignorance crasse, ou bien d’un machiavélisme certain.

Il est étrange de constater que personne n’évoque les 70 000 Noirs qui combattirent avec vaillance dans les rangs des armées de la Confédération, mêlés à leurs camarades blancs, Indiens ou Asiatiques. Les descendants de ces braves, mais pas seulement, commencent à relever la tête, et à dénoncer la racialisation en cours.

De même en France, on oublie que Louis XVI avait aboli l’esclavage, rétabli par Bonaparte et l’on veut retirer les statues de Colbert, de Gambetta, de Corneille, on crie « Mort aux Juifs ! », on exhibe des armes de guerre en toute impunité. La France se meurt, car la lâcheté du pouvoir, que l’on peut qualifier de trahison et de collaboration, encourage les violences, violences des propos et violences physiques pour le moment malgré tout limitées. Mai qu’en sera-t-il demain ? Nous vivons une période « munichoise » car, comme ce fut le cas dans les années trente, de renoncement en renoncement, on affiche une faiblesse mortelle.

La France ne forme plus de citoyens, mais des consommateurs qui se satisfont de leurs matchs de football, de leurs réfrigérateurs remplis de produits chimiques, de leurs congés payés et qui ne tiendraient pas une journée dans une tranchée ou certains de nos anciens ont passé quatre ans.

Quel recours, quel secours ? Se rassembler et se tourner vers Dieu. Prier bien sûr mais : « Aide-toi et le Ciel t’aidera ». Il nous faut retrouver l’Espérance, mais aussi, avec l’aide de l’Esprit-Saint, le courage. Il nous faut cesser de tout accepter et de fermer les yeux. Il nous faut défendre l’Église et la Foi catholiques, car ce sont les fondements de notre civilisation.

L’espoir renaîtra, car sur la France veille la Vierge Marie, qui aime notre pays.
N’oublions jamais que voici six siècles, à un moment où la France était sur le point de succomber, le Seigneur nous envoya Jeanne d’Arc. Dieu ne nous abandonnera pas. Il n’a jamais abandonné ses enfants, quelle que soit leur origine. ♦
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